(auto-édition) Votre travail d'éditeur

Que ce soit par choix ou bien après avoir essuyé plusieurs refus de maisons d’éditions soigneusement sélectionnées, vous avez décidé de vous auto-publier (lulu.com, thebookedition.com).

Sachez que vous allez réaliser à vous seul le travail de l’éditeur classique : vous allez non seulement transformer votre manuscrit en un véritable produit fini, ce dont nous allons parler ici, mais aussi et surtout assurer sa promotion et sa vente, un sport dont nous parlerons dans de prochains articles.

Concentrons-nous aujourd’hui sur la fabrication du produit, le livre papier.


Ce que fait l’éditeur (vous en l’occurrence)


Relire une première fois le livre avec suffisamment de recul pour ne pas avoir peur de faire des coupes (texte ou dialogues inutiles qui plombent la lecture).

 

Relire pour l’orthographe. Ce n’est pas à négliger et c’est difficile quand on est son propre auteur. Car il est très difficile d’être dans le fond (l’histoire) et la forme (l’orthographe-grammaire-syntaxe) en même temps. Quand on a écrit soi-même, on a une fâcheuse mais naturelle tendance à replonger dans son histoire à chaque lecture et à en oublier qu’on est en train de corriger. Ne pas hésiter à faire appel à un correcteur extérieur. Certains étudiants proposent leurs services à des tarifs abordables. Si vous avez un suffisamment bon niveau de français et que vous avez décidé de le faire vous-même, soyez attentifs à chaque mot, chaque phrase. N’hésitez pas à lire et relire votre texte et à le faire lire à des amis, crayon en mains. A propos de crayon, sachez (conseil de correctrice professionnelle) qu’on corrige beaucoup plus facilement sur papier que sur un écran d’ordinateur.

 

Faire une jolie mise en page. En faisant votre mise en page, vous allez créer votre propre « griffe » car il sera souhaitable que vos ouvrages suivants suivent le style choisi. Ainsi, vos lecteurs sauront vous reconnaître et s’habitueront à ce style. Il s’agit du choix des polices de caractère, de la taille des marges, du style des numéros de chapitre…

Créer sa couverture… La couverture comprend aussi la tranche et ce que l’on appelle la « quatrième de couverture », c’est-à-dire le dos du livre avec le texte qui sera sensé attirer le lecteur comme la confiture attire les guêpes (voir ci-dessous). Dans l’édition classique, l’auteur ne s’occupe pas de la couverture, c’est à l’éditeur qu’incombe cette tache. C’est soit une déception soit un soulagement, cela dépend de là où on se situe. Si vous avez une idée précise de votre couverture, soyez heureux, en vous auto-publiant, vous allez faire exactement ce que vous voulez. Si vous n’en avez aucune idée, il va falloir… en trouver une. Et le travail ne s’arrête pas à réfléchir au sujet, il va falloir aussi la créer, cette image qui va servir de couverture. Montage photo ? Dessin de votre cru ? Appel à un illustrateur ? Dans tous les cas, vous pouvez aussi faire fausse route quant au style de couverture qui pourrait en révéler trop ou pas assez, ou bien mal orienter le badaud qui passerait devant votre livre sans le regarder alors que ce pourrait être exactement le style de lecture qui lui conviendrait.

 

… et sa quatrième de couverture. Elle comprendra obligatoirement un texte de présentation (qui alléchera le potentiel lecteur sans trop en dévoiler, nous en reparlerons), un code-barres (important pour vendre en librairies) avec numéro ISBN (que vous aurez demandé à l’AFNIL, nous en reparlerons également en détail). Ensuite, à votre convenance, vous pouvez mettre une illustration (qui reprend le thème de la couverture), une photo de vous avec un petit topo (on a le droit de se faire plaisir), le nom de l’illustrateur s’il y en a un, une citation, etc. Inspirez-vous des livres que vous lisez.

 

Fixer son prix. Cela fait aussi partie de votre travail. Vous allez pour cela être déjà bien « aidé » par la partie incompressible du prix qui vous sera imposé par le site d’auto-édition choisi. Cette partie ne vous appartient pas, c’est le tarif de l’impression + la commission que se prend le site au passage. En général, ça vous paraîtra déjà trop. Vous rajouterez à ce tarif la (forcément petite) marge qui sera votre miette de pain en tenant compte de la barrière psychologique de certains tarifs. N’oubliez pas que vous êtes un auteur inconnu et que vous ne pourrez pas vendre un livre au même prix qu’un Marc Levy. A titre informatif, chez The Book Edition, mon livre de 456 pages me coûte 18,14 euros à l’unité. J’ai donc juste arrondi à 20 euros parce que j’estime qu’au-delà, cela devient indécent. Cela me fait donc une petite marge de 1,86 euros. Maintenant, sachez que lorsque vous commandez les livres en quantité (à partir de 10 chez TBE), vous avez une réduction conséquente qui vous fait récupérer un peu de marge. Plus vous achetez d’un coup, plus vous gagnez. A vous ensuite de les écouler… Le prix sera définitif et indiqué au dos au-dessus du code-barres.

 

Un livre qui se vend bien est non seulement plaisant à lire, il a aussi une jolie couverture et un prix abordable.

 

 

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Apprenons à être notre propre éditeur

Bienvenue sur Je me publie, journal consacré à l’auto-publication sous toutes ses formes.

 

Je m’appelle Agnès Rabotin. En mars 2012, je publiai mon premier roman en version numérique Kindle sur Amazon. En juillet, la version papier voyait le jour. 

 

Correctrice-relectrice de métier depuis plus de

20 ans, auteure auto-publiée, je vous propose des articles qui vont vous permettre de mettre en page votre propre ouvrage dans le domaine de l’auto-édition pour qu’ensemble, pas à pas, nous progressions jusqu’à faire connaître nos écrits au grand public.

 

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