dim.

11

août

2013

(interview) Rencontre avec le Québécois Pierre Bougie

Pierre est tombé sur mon blog un peu par hasard (mais est-ce vraiment un hasard tant il fait parfois si bien les choses ?) et m'a mis un commentaire très enthousiaste. Après avoir tout juste sorti son livre, il s'est lancé dans la création d'un site qui, comme le mien, propose de l'aide aux auto-publiés canadiens. De fil en aiguille, nous en sommes arrivés à un partenariat qui nous permet d'avancer ensemble dans le secteur de l'auto-publication pour apporter aux auto-publiés le maximum d'informations, tant pour les Québécois que pour les Français.

 

De sa villa canadienne et grâce à la magie du Net, il s'est prêté au jeu de la petite interview pour vous faire découvrir son premier roman, L'affaire Delma, et nous parler de son aventure d'auto-publié.

Comment as-tu commencé à écrire ?

 

      Je ne me souviens plus comment tout ça a commencé. Je me rappelle qu’à la petite école j’avais toujours de très bonnes notes en rédaction. Ici au Québec, on dit « composition ». J’aimais bien inventer des histoires, raconter mes vacances d’été, etc. Adolescent, j’étais un maniaque de chasse et pêche et j’ai écrit des articles dans des journaux de quartier à Montréal. Je voulais tout faire : être architecte, fermier, écrivain… Les travaux manuels l’ont emporté en premier !

 

D’où t’es venue l’idée de ton livre « L’affaire Delma ? »

 

      Ça c’est une longue histoire… J’ai commencé à écrire ce roman dans un état d’esprit qui n’était pas le bon. Je n’élaborerai pas là-dessus. Puis un jour, presque trente ans plus tard, je me suis rendu compte que je n’étais pas sur la bonne voie. Alors j’ai changé toute la structure du roman. L’enquête sur l’assassinat de Nadine Delma n’est qu’un prétexte pour mettre mes personnages en place pour la Trilogie des Justiciers.

 

Qu’est-ce que La Trilogie des Justiciers ?

 

      Dans le premier roman, on apprend à connaître Joseph Quito et son acolyte Marco Tozzi, les inséparables enquêteurs aux Crimes contre la personne de la Sûreté du Québec. L’inspecteur Quito, de par son histoire personnelle, ne désire qu’une chose : faire régner la Justice ! Et Tozzi ne veut qu’être l’ami fidèle de l’autre et adopte donc les mêmes vues. Les deux hommes en arrivent même à se questionner sur la Loi de l’Homme, n’étant pas convaincus qu’elle serve vraiment la véritable Justice. Pour cela, ils hésiteront à appliquer le règlement à la lettre et flirteront même avec des décisions qui, en principe, sont discutables…

 

      Dans le deuxième roman, dont le titre provisoire est « Les Sept », Quito et Tozzi seront à enquêter sur une série de cas non résolus, impliquant des pédophiles. Leurs enquêtes sur ces sept dossiers leur feront découvrir que tous les suspects sont effectivement coupables des actes immondes dont on les soupçonne, mais que le Système Judiciaire n’a pas les preuves suffisantes pour les faire condamner. Quito et Tozzi trouveront le moyen de faire payer les coupables !

 

      Et dans le troisième roman, ce sera la débâcle ! Quito et Tozzi seront renvoyés de la Sûreté du Québec pour ne pas avoir respecté les procédures. Ce sera alors la naissance d’une force de Vigilante qui fera payer aux plus hauts dirigeants malhonnêtes, aux plus corrompus personnages occupant des postes importants dans notre société, le prix de leurs crimes. Mon intention n’est pas de tomber dans la violence avec ce troisième épisode, mais j’avoue que c’est très tentant en voyant toutes les magouilles que nous vivons en ce moment au Québec et ailleurs dans le monde ! Il est grand temps que la véritable Justice reprenne le dessus !

 

Comment a démarré ton aventure dans l’auto-édition ?

 

      J’ai évidemment soumis mon manuscrit à plusieurs éditeurs conventionnels, dont certains me disaient que le projet était « intéressant » mais qu’ils passaient leur tour. À 67 ans, je n’ai plus la patience d’attendre des mois, voire des années avant d’être enfin publié. Au fil de mes recherches sur le Web, j’ai aussi un jour pris connaissance d’un commentaire qui disait en gros : « …les éditeurs conventionnels sont eux aussi devenus des requins attirés par l’appât du gain et ils délaissent de plus en plus la partie de leur rôle consistant à bien représenter leurs auteurs et distribuer leur livre adéquatement … etc. »

 

      Bien évidemment que tous les éditeurs conventionnels ne sont pas visés par ces remarques un peu crues. Mais ça m’a un peu fait réfléchir, personnellement. Je ne suis pas le seul être humain à écrire des histoires… Je suis loin d’être le seul à avoir un certain talent (fût-il confirmé que j’ai un certain talent un jour…) et comment peut-on espérer percer le marché dans ces temps difficiles ?

 

      J’ai reçu une offre d’un éditeur qui était partant pour publier « L’Affaire Delma », mais je devais débourser TOUS les frais de départ et on m’offrait des redevances de 17 % sur le prix de vente avant taxes de mon livre. J’ai fait une contre-proposition où j’acceptais de payer tous les frais en échange de redevances de 22 %. On ne m’a même pas répondu. La solution la plus simple était, pour moi, de me tourner vers l’autoédition.

 

      L’autoédition est possible et même facile, et ce, sans aucun déboursé ! Je l’ai appris en fouillant Internet. On peut aussi bien lancer une œuvre en format numérique qu’imprimée, sans avoir à investir un seul sou ! Le hic, c’est le marketing de son livre… pour que le roman se vende, il faut qu’on sache qu’il existe ! C’est bien beau d’avoir son livre listé sur les plus grands sites, comme par exemple Amazon, Itunes, etc., mais comment faire pour que quelqu’un le trouve parmi les milliers d’autres sur ces « tablettes » virtuelles ?

 

      J’ai lu quelque part qu’un auteur qui publie à son compte consacrera 10 % de son temps à l’écriture de son roman ; qu’un autre 15% de son temps sera nécessaire à sa publication et qu’enfin 75 % du temps qu’il lui reste devra être consacré à sa promotion. Si on n’aime pas tout contrôler et jouer sur tous les fronts, mieux vaut persévérer à essayer de trouver un éditeur conventionnel. Mais moi, je suis un touche-à-tout et j’aime bien cette sensation d’être en plein contrôle sur la destinée de mon « bébé »…

 

As-tu déjà écrit avant ce livre ?

 

       Oui. Des chroniques sur la chasse et la pêche, comme je l’ai mentionné plus tôt, mais aussi des « short stories » ou nouvelles érotiques en langue anglaise pour des revues spécialisées. On peut trouver tous les détails sur mon site Web, surtout du côté anglais.

 

Que souhaites-tu faire passer avec tes écrits ?

 

      J’en suis à l’hiver de ma vie et je suis très déçu par l’évolution de la société d’aujourd’hui, qui est principalement mue par le matérialisme. Je trouve cela extrêmement triste de constater qu’il n’y a presque plus de sens moral chez bien des gens ! Ce qui en amène plusieurs, individus ou corporations,  à vouloir tout empocher à titre personnel, sans aucun égard au bien-être de ses employés ou concitoyens. Nos dirigeants d’entreprises, nos élus – à tous les niveaux – nous vident les poches en nous imposant taxes et tarifs qui servent à enrichir une minorité plutôt que de profiter à l’ensemble de la population !

 

      Je veux donc que mes lecteurs prennent plaisir à voir que dans mes romans, Justice sera toujours rendue, malgré les lois des humains qui bien souvent ne servent qu’à protéger les coupables !

 

Écris-tu en ce moment ?

 

      Je n’ai malheureusement pas encore atteint l’indépendance financière qui me permettrait d’écrire n’importe quand ! Je dois donc m’occuper de l’entretien de la propriété et travailler à l’occasion, surtout durant l’été, malgré ma semi-retraite du domaine de la construction/rénovation de bâtiments. Je rêve du jour où je vendrai suffisamment de livres pour pouvoir en vivre confortablement ! C’est permis de rêver, non… ?

 

      Pour répondre à ta question, disons que j’écris plus assidûment durant les mois d’automne et d’hiver, alors que le feu crépite dans la cheminée.

 

À quel moment de la journée préfères-tu écrire ?

 

      Je n’ai pas de moment particulier. Je suis de nature intuitive et dès que j’ai une inspiration, je m’installe à l’ordinateur et j’écris. Ça peut aussi bien être très tôt le matin, avant que ma conjointe Sylvie ne se lève, que très tard le soir, quand toute activité a cessé dans la maison.

 

As-tu des rites, des habitudes ?

 

      Pas vraiment. J’aime bien marcher après le repas du midi, avec ma chienne Katou. Et aussi prendre l’apéro avec ma conjointe avant le repas du soir. L’hiver, je me lève tôt chaque matin pour allumer le feu dans l’âtre… ça, c’est un petit rituel que j’aime bien !

 

À qui demandes-tu un avis sur tes manuscrits ?

 

      J’ai peu d’amis. Ma conjointe est ma première lectrice et elle ne se gêne pas pour me donner son opinion, ce que j’apprécie beaucoup. Mais comme elle me l’avoue elle-même, elle n’ose pas toujours, de peur de m’offenser. J’ai aussi mon ex-beau-frère, qui me corrige – il a été prof de français pendant plus de 30 ans – mais il s’en tient aux corrections orthographiques et grammaticales. Lui non plus n’ose pas trop me faire part du fond de sa pensée, de peur de me froisser…

 

      Malgré la bonne volonté de mes proches, je préfère être lu par des inconnus. Des gens qui n’ont pas de parti pris et qui me donneront leur son de cloche non biaisé. Mais je t’avoue que je ne connais pas encore ce genre de personne, prête à me rendre ce service. Il y a des groupes d’auteurs de langue anglaise que j’ai trouvés sur Internet, et qui offrent pareils services gratuitement entre leurs membres. Mais je n’en ai pas encore trouvé de langue française…

 

Quels sont tes livres préférés ?

 

      Les romans policiers, c’est certain. Mais j’aime aussi les biographies et une certaine littérature mystique, c’est-à-dire des livres qui tentent d’expliquer les grands mystères de la vie : les pyramides d’Égypte ou celles des Incas, Stonehenge, les sculptures sur l’Île de Pâques, les Templiers, les Rose-Croix (je suis rosicrucien depuis 1974), l’Alchimie, la télépathie, le magnétisme, les planètes et l’astrologie… Tu vois, j’aime plein de choses !

 

Quel livre as-tu lu dernièrement ?

 

      Ce serait vraiment trop long de tous les énumérer ! J’ai lu beaucoup d’histoires vraies sur des crimes racontés par Ann Rule, (le dernier : Une Petite Fille Trop Gâtée). J’ai lu aussi du Michael Connelly (Volte-Face), Jeffery Deaver (Priez pour mourir), Fred Vargas (L’homme aux cercles bleus, L’homme à l’envers), James Patterson (Private Los Angeles), Jean-Jacques Pelletier (Les visages de l’humanité), etc.

     

      J’ai aussi lu la biographie de Steve Jobs ; Robert Piché, Aux commandes du destin ; Si c’était à refaire, de Marc Levy ; Le Mystère des Cathédrales, de Fulcanelli.

 

      Là, en ce moment, je découvre de nouveaux auteurs en version numérique ! J’adore ce format pour sa simplicité et la rapidité avec laquelle on obtient son achat, ou retourne le livre emprunté. Ce sont principalement des auteurs anglophones de romans policiers.

 

Qu’est-ce qui te fait te lever le matin ?

 

      La sensation d’être en vie ! Le désir d’accomplir des choses pour rendre ma conjointe heureuse, mes animaux de compagnie (ma chienne Katou et ma chatte Bizz) heureux. De faire mon travail (quand j’en ai) pour satisfaire mes clients et améliorer leur environnement de tous les jours. En période d’écriture : m’asseoir à l’ordinateur et de voir mon roman progresser à travers les personnages.

 

Qu’est-ce qui te fait sourire ?

 

      Une bonne blague… (Mon beau-frère m’en envoie régulièrement par courriel) ; de voir des petits enfants s’inventer des jeux entre eux ; des animaux qui font des pitreries ; parfois, la bêtise humaine, quand elle n’est pas intentionnelle !

Mon site web : http://www.pierrebougie.com

 

Ma page Facebook : https://www.facebook.com/pages/Pierre-Bougie-auteur/218198384874814?ref=hl

 

Mon compte Twitter : https://twitter.com/pierre_bougie (J’aime pas spécialement faire le « twit »…)

 

Mon livre L’Affaire Delma en version papier est disponible sur Createspace : 

https://www.createspace.com/4359447

 

La version numérique est disponible sur les sites suivants : http://www.smashwords.com/books/view/333166?ref=pierrebougie  en 9 formats (Epub, Kindle Mobi, PDF, etc.)

 

http://www.amazon.fr/LAffaire-Delma-ebook/dp/B00DVZSTB8/ref=sr_1_13?ie=UTF8&qid=1373671481&sr=8-13&keywords=L%27Affaire+Delma pour Amazon.fr

 

http://www.amazon.ca/LAffaire-Delma-trilogie-Justiciers-ebook/dp/B00DVZSTB8 pour Amazon.ca

 

http://www.amazon.com/dp/B00DVZSTB8 pour Amazon.com USA

 

https://ebookstore.sony.com/ebook/pierre-bougie-sr/l-affaire-delma/_/R-400000000000001083361 sur Reader store

 

http://www.diesel-ebooks.com/item/SW00000333166/Bougie-Pierre-L-Affaire-Delma/1.html sur Diesel books

 

Le livre en version imprimée sera disponible lorsque vous lirez ces lignes. Une recherche du titre sur Google vous donnera les résultats nécessaires pour le trouver.

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Apprenons à être notre propre éditeur

Bienvenue sur Je me publie, journal consacré à l’auto-publication sous toutes ses formes.

 

Je m’appelle Agnès Rabotin. En mars 2012, je publiai mon premier roman en version numérique Kindle sur Amazon. En juillet, la version papier voyait le jour. 

 

Correctrice-relectrice de métier depuis plus de

20 ans, auteure auto-publiée, je vous propose des articles qui vont vous permettre de mettre en page votre propre ouvrage dans le domaine de l’auto-édition pour qu’ensemble, pas à pas, nous progressions jusqu’à faire connaître nos écrits au grand public.

 

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